DAF Festival

PRESSE

Le Temps | MARS 2018

Cinq journées aux frontières du connu

A Genève, le DAF Festival propose un voyage non balisé dans des étrangetés esthétiques multiples.

C’est tellement étrange que l’on se demande si ça existe. Cela s’appelle le DAF Festival; cela se développe à Genève, dans le quartier de Saint-Jean, du côté de l’atelier de la Reliure (à l’enseigne du Centre d’expression numérique et corporelle), et cela s’étend sur les tranchées couvertes qui séparent cette langue de terre des Charmilles. Surtout, cela mêle, du 21 au 25 mars, une série presque sans fin de propositions à la fois brindezingues et inventives, à cheval sur la musique, la danse, la performance et des éléments quasiment innommés.

On y retrouvera quelques têtes connues des cercles souterrains genevois, comme celle de POL, qui, nous glisse-t-il, tentera jeudi 22 «une première mondiale»: bâtir un live dark ambient en jouant avec un quarteron de Nintendo DS. Ce ne sera qu’un des versants des différentes colorations musicales qui seront représentées durant ces quelques jours, la palette courant des drones solaires de Stereocilia (samedi 24) au bruit brut de Java Delle (jeudi 22) ou au rock particulièrement azimuté de Mosquito Ego (mercredi 21).

Un univers déroutant

Le sentiment du singulier grimpe de quelques échelons encore lorsque l’on se promène dans le menu de ces événements difficilement catégorisables (performances? conférences? ateliers? belles chimères?) que le DAF Festival propose par poignées. Ainsi du projet «Ta Chambre noire» de Gwen Laroche et Jennifer Cousin – «Dispositif immersif et sensitif pour spectateur unique», promettent-elles. Autant dire un beau générateur d’angoisses.

Ainsi également de l’expérience (vendredi 23) proposée par un certain Institut international de gravatologie (ce mot n’existe pas), qui propose une «exploration du gravat sous toutes ses formes, réelles ou imaginaires, connues et inconnues à ce jour». Ou encore «The Body Language Methoood» (jeudi 22), performance de Cerise Rossier – qui «travaille un personnage clownesque depuis un trauma causé par son bachelor d’études d’art conceptuel à l’ECAL.»

Portnawak? Il y a assurément de cela dans la démarche. Mais celle-ci peut être considérée en inversant la perspective: ce que le DAF Festival propose, c’est une plongée dans un univers déroutant fertilisé par l’aiguillon de l’inattendu.

DAF Festival. Du 21 au 25 mars. La Reliure, rue de Saint-Jean 45, Genève.

Philippe Simon

 


Couleur3 | 21 MARS 2018


Radio Vostok | 19 MARS 2018


Journal Quartier libre | MARS 2018


EPIC Magazine | MARS 2018

UTOPIES ARTISTIQUES, DAF FESTIVAL SIXIÈME ÉDITION

Graphisme : Ana Nicole

 

Samedi matin 11 heures à La Reliure, nous rencontrons Kevin, membre fondateur de l’association du centre d’expression numérique et corporel et de La Reliure, organisatrice du festival.
En pleine préparation de l’évènement à venir, il nous accorde du temps pour répondre à nos questions.

Depuis 2012, le DAF s’impose comme un événement à part entière. Indéfinissable, pluridisciplinaire, il s’affranchit des étiquettes qu’on essaierait de lui coller.
La singularité du festival repose avant tout sur sa programmation. Ici, on est bien loin de la décision d’une seule personne. Les appels à projets sont publiés sur les réseaux sociaux et les nombreux dossiers reçus sont sélectionnés collectivement, Kevin nous raconte : « on est une dizaine de personnes à se retrouver autour d’une table et à échanger autour des dossiers. Cette année, nous avons reçu plus de 200 propositions, 100 ont été retenues afin de créer 3 catégories : sons, corps et expos. Le critère principal de sélection se fait en fonction de la faisabilité du projet. On est restreint en matière de budget, et les artistes viennent pour la grande majorité bénévolement. »

Pour cette sixième édition, les fidèles du DAF auront le plaisir de retrouver quelques formules gagnantes : la scène plat du jour proposera des repas cuisinés chaque jour par un collectif différent. Au menu, tartines paysannes avec du bon, du beau, du bugey, des soupes à paillettes avec pachincook, balou et ses désormais mythiques galettes bretonnes et bien d’autres encore. L’espace child out, sorte de crèche autogérée, permettra aux enfants accompagnés de profiter d’une programmation personnalisée et enfin, la DAF TIVI exportera le festival hors de ses murs.

Les nouveautés se font elles aussi nombreuses, forte d’une dynamique collective, l’architecture du quartier sera le témoin d’installations diverses : depuis la reliure, une passerelle fera la jonction des quartiers de Saint-Jean et des Charmilles. Cette année, le DAF s’étend au-delà des murs de la Reliure et vient colorer le quartier de Saint-Jean avec deux installations artistiques et architecturales s’insérant dans l’espace public pour créer un véritable lien social et urbanistique. L’une conçue et construite spécialement pour l’occasion en collaboration avec l’architecte Mounir Ayoub, l’autre, un dôme géodésique créant un espace paysager et organique dans la ville. Il sera l’hôte de conférences et de petites performances.

Pour la première fois, le DAF s’essaie à la teuf de journée, le « tapage diurne » aura lieu de 15h à 00h, un beau moyen de clôturer ce festival qui s’annonce comme chaque année, riche en découvertes.

Du mercredi 21 au dimanche 25 mars au 45, rue de Saint-Jean

18h à 00h00 en semaine.
15h à 00h00 le week-end
L’entrée est à prix libre !

L’évènement Facebook ici.

Lisa G.


Konbini | MARS 2018

Sur cinq jours s’étend le très surprenant Deviant Art Festival à Genève, du 21 au 25 mars. Comme son nom l’indique, c’est déviant, absurde, expérimental, différent… On y va pour écouter de la musique, mais pas seulement.

(© Alvaro Romeo)

Créé en 2012 par l’association La Reliure, le Deviant Art Festival (DAF) innove avec pas grand-chose.“On a eu un lieu, alors on a voulu faire un festival pluridisciplinaire”, nous explique Kevin, l’un des programmateurs. Dans ce festival, on trouve de tout : performances, conférences, espaces libres de parole, nourriture, danses, lectures, concours, jeux, bière et encore plein d’autres choses.

Un appel à candidatures est lancé quelques mois avant le festival et tout le monde peut y participer. “Il suffit de proposer quelque chose de fort et d’inspirant”, rappelle Kévin. Cette année, 200 projets ont été proposés et 95 ont été retenus. “On est obligés de faire un peu de sélection même si l’idée du DAF n’est pas de faire de la curation, on n’est pas élitiste. Au final, ce sont les artistes qui font le festival”,souligne-t-il.

Nintendo DS et créations pâtissières

Entre artistes locaux, pépites inconnues et noms plus célèbres, le DAF voit défiler beaucoup de monde pendant cinq jours. Cette année, on peut y croiser, entre autres, Cerise Rossier, artiste genevoise habituée du lieu, qui propose une performance où elle incarne un personnage traumatisé par son bachelor en art conceptuel à l’Ecal, qui aura lieu le 24 mars.

On pourra aussi croiser POL, musicien genevois qui utilise trois Nintendo DS pour faire de la musique expérimentale en live. Le vendredi 23 mars, on pourra aller voir Stan Briche, un comédien et danseur français qui présente un mash-up de danses faites de gestes collectés sur Internet.

Le dimanche 25 mars, on trouvera (Musicfor)eggplant, entre performance et chanson. Le groupe nous convie, pour l’anniversaire de sa chanteuse, à un concours de créations pâtissières. Le festival sera clôturé par une fête qui commencera à 15 heures le 25 mars, où les sons low beat d’Arutani, venu de Bâle, viendront chatouiller nos oreilles fraîchement réveillées.

Comme l’année dernière, en direct live, la DAF Tivi proposera des programmes exclusivement créés pour le festival, entre discussions d’artistes, interviews, pubs et performances, illustrant la volonté d’exporter le festival hors des murs de La Reliure. Rendez-vous dès le 21 mars à 18 heures pour découvrir un festival réellement… what the fuck.

Du 21 au 25 mars à La Reliure, rue de Saint-Jean-45 à Genève. Retrouvez le programme complet sur le site du DAF.

Emmanuelle Fournier-Lorentz


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